<< Je me pensais suffisamment forte pour ne pas ressentir le vide. Pas la peur du vide provoqué par un foutu vertige , non , le vide qui se loge à l'intérieur & qui plonge dans le néant les sensations. Je ne voulais m'en tenir qu'à un léger manque qui avec le temps irait en diminuant. Le genre de sentiment qui s'estompe rapidement , même si la convalescence parait durer mille ans , alors que ne sont que deux semaines. Deux semaines , pour me rassurer sur le fait que je suis bel & bien humaine ; que les organes qui dégoulinent d'affection fonctionnent correctement & oublier jusqu'à son prénom. Une légère souffrance , que l'on pourrait qualifier de bénigne , pour se prouver qu'on est comme les autres ; capables de souffrir malgré que l'on soit un monstre d'insensibilité. Puis , eux , ils confondent tous attachement & amoureusement ; moi ça m'fait marrer quand je les regarde se bécoter en me disant que dans quelques temps , ils se détesteront plus qu'ils ne se sont jamais aimés. En te haïssant avant même de t'apprécier , j'ai dû inverser la machine ; faire fonctionner mon coeur à l'envers. y'a un hic , quelque chose qui résonne : clac , bang , boum , clic dans ma poitrine . Alors , tu vois je n'oublierai jamais. >>